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Je fais une tentative ici mais mes notes de bas de page risquent de ne pas apparaître (je les copie-colle donc à part en faisant une partie notes à la fin) :
PRINCIPES LINGUISTIQUES DU TRYKER
CHAPITRE 1
LA CONJUGAISON
Quelques remarques : Le Tryker est une langue multiforme en kit. Il y a toujours quantité de solutions pour dire la même chose. Les Trykers étant joueurs et inventifs, il ne faut guère sen étonner.
I- Du genre et du nombre des noms et des adjectifs
Le Tryker est une langue simple contenant deux genres, le masculin et le féminin. Chaque mot appartient à un des deux genres.
Pour le nombre, le Tryker possède le singulier et le pluriel. Le pluriel se distingue du singulier par la transformation de la dernière voyelle du mot en une diphtongue (une diphtongue est une double voyelle). Ainsi :
a ai
o oi
e ei
i y --> voir note 1.
u ou
y y
Exemple
Yelk Yeilk
Tryker Trykeir
Les adjectifs sont toujours invariables. Sils qualifient un mot, ils se placent devant le mot en lui étant accolé par un tiret.
Exemple
Un magnifique bâton Ry-brok
Des bâtons magnifiques Ry-broik
Sils qualifient un verbe, on peut ou non le coller au verbe comme pour un nom.
Exemple
Je suis fort Y syln ardh
ou Y ardh-syln.
II- Des articles et des déterminants
Il existe deux catégories de déterminants :
Be et Ba / Bei et Bai.
Ny-na-nair.
Nous ne parlerons ici que de la première catégorie :
Be un/une/de/du
Bei des
Ba le/la/du
Bai les.
Les déterminants ne sont pas obligatoires. On peut les éviter.
Ainsi :
Un Tryker Be Tryker.
Les Trykers Bei Trykeir.
Les bons Trykers Bei lor-Trykeir.
Subtilité, on peut utiliser Be/Bei et Ba/Bai pour exprimer les autres comme ceci :
Bai Paera Paera et les autres.
Bei Paera Paera et eux.
Bei y Les autres et moi.
Ba y Elle et moi.
..etc
Ny-na-nair seront vus dans une partie à part.
III- La conjugaison :
En Tryker, les verbes sont invariables.
Il y a six pronoms personnels sujets qui servent aussi de pronom personnel (se, te), d'adjectif possessifs (ton, vos, votre...) :
Y Je (moi, mon, ma, mes, me).
Thu Tu (toi, ton, ta, tes, te).
Ey Il/Elle (son, sa, ses, lui, elle).
Sy Nous/on (notre, nos).
Tey Vous (vos, votre).
Sey Ils/Elles (leurs, eux).
Le vouvoiement n'existe pas en Tryker.
Pour signifier le temps ou une nuance, on leur colle derrière un modal lié au mot par une ' .
Il y a 9 nuances modales :
Pas de modal --> le présent.
Lir futur.
Lar passé proche.
Lair passé lointain.
Vir ordre.
Var Interdiction.
Mur condition.
Mir peut-être, l'incertitude.
Tir le passif (utilisé avec pir qui signifie par).
--> voir ntoe 2.
Ainsi, prenons le verbe teinh (combattre) :
Y teinh je combats
Y teinh'lir Je combattrai.
Y teinh'lir thu Je te combattrai.
Y teinh'tir pir thu Je suis combattu par toi.
Y teinhlirtir pir thur Je serai combattu par toi.
Y teinhlairmur Jaurai combattu pour toi.
Si le pronom personnel est utilise comme COD pour signifier me/te/lui...etc, il faut toujours le placer après le verbe.
On peut coller des adjectifs aux verbes comme pour les mots (voir la section sur les adjectifs).
La négation s'exprime par le mot py placé avant le verbe (Je ne combat pas un yelk --> Y py teinh be yelk).
Une autre négation existe mais elle exprime un refus catégorique : Poy. Utilisé seul, il exprime clairement le mot Non ! ou Je refuse. (oui se dit : Oy).
Pour signifier ni...ni, on utilise pyn... pyn.
Au sujet de la concordance des temps, au vu de lusage des modaux, les Trykers sen moquent un petit peu surtout que lusage un peu fourre-tout de leurs mots leur permet une belle inventivité. Ils ne se préoccupent donc nullement de ce concept de concordance des temps même si instinctivement, ils lutilisent la majorité du temps.
III- Ny - Na -Nair
Ces trois petits mots, ny, na et nair, sont typiques du concept linguistique tryker. Ils servent à tout : ils ont avant tout un sens de proximité et peuvent signifier le caractère proche à la fois temporel, sentimental, intellectuel, connu ou spatial.
Ny Ce qui est proche (en terme de lieu, de connaissance, de temps, il peut signifier qu'on apprécie fortement quelqu'un, qu'on est ici...)
Na Ce qui est lointain mais connu intellectuellement (en terme de lieu, de connaissance, de temps, il peut signifier qu'on a entendu parler d'une personne sans la rencontrer, qu'on va dans un lieu dont on nous a parlé, qu'il est un peu loin...)
Nair Ce qui est lointain et peu connu ou infiniment respecté (une personne inconnue, un lieu vénéré, un lieu inconnu...etc).
Ce mot est considéré comme un adjectif que l'on colle tant devant verbes que devant mots par un tiret.
Ainsi :
Y ny-syln Je suis ici
Y trinh kir ny-snivel Je voyage avec mon ami Snivel.
Y trinh kir nair-Snivel Je voyage avec cette personne inconnue nommée Snivel/ Je voyage avec cet illustre nommé Snivel.
Tout est question de contexte.
IV- La supériorité-l'infériorité-l'égalité et le haut-bas-à mon niveau :
Les trois mots suivant expriment ces concepts. Les adjectifs sur lesquels ils expriment l'idée de qualité sont collés à eux comme s'ils étaient des noms :
Tra la supériorité (je suis plus fort que toi --> Y syln ardh-tra thu).
Try l'égalité.
Tre infériorité.
Ces trois mots expriment aussi la hauteur où vous êtes :
Tra haut, en haut, au-dessus (Y syln tra --> je suis en haut).
Try face à toi, au même niveau.
Tre sous, en-dessous.
Pour dire au-dessus de toi, on utilise la particule o qui signifie "de" :
Y syln tra o thu (je suis au-dessus de toi, je suis sur toi).
Ou mieux : Y tra-syln o thu, vu que tra est considéré comme un adjectif.
On peut aussi se passer du o en disant tout simplement : Y tra-syln thu (je suis sur toi).
VI- Les mots circonstanciels
Pour exprimer les compléments circonstanciels ou les questions circonstancielles, le Tryker utilise des mots passe-partout qui peuvent se traduire de diverses façons selon le concept.
Il y en a 9 :
Bir exprime le but (comme, pour, pour quelle raison ?).
Bor exprime la conséquence (Et donc ?, en conséquence...).
Bar exprime la manière (comment ?, comme, en...).
Beyr exprime la cause (pourquoi, parce que, puisque...).
Fir exprime une comparaison ou une description (comme comment).
Far exprime lopposition (même si, en opposition à, bien que ).
Dar exprime le lieu (où).
Dyr exprime le temps (quand, depuis).
Dur exprime la durée.
Ils servent autant à faire des questions (Dyr syln thu ?) que pour signifier un complément circonstanciel (Thu syln dar Fairhaven tu es à Fairhaven).
Subtilité : on peut accoler les articles, déterminants et pronoms personnels à bir/bor/bar/beyr/fir/far comme sils étaient des adjectifs, ce qui donne un sens particulier :
A cause de toi Y-beyr.
Pour les autres Bei-bir.
Par rapport à toi Thu-fir.
Pour dar, on peut utiliser ny/na/nair ce qui marque la distance :
Y syln ny-dair Je suis dans un lieu proche.
Mais cette version est considérée comme archaïque et pédante. On lui préférera :
Y ny-syln.
Pour dyr et dur, on peut utiliser les modaux temporels (surtout lar et lair) ou ny-na-nair, ce qui donne :
Nair-dyr Longtemps.
Nair-lair-dyr Il y a très longtemps.
Ny-dyr Il y a très peu de temps.
Ny-dur Pendant un court moment.
Ny-lair-dur Pendant un court moment autrefois.
Ny-dyr Il y a peu de temps.
VII- Les questions
Elles se construisent comment en français, le sujet derrière le verbe.
VIII- Le complément du nom :
Pour exprimer le génitif (en gros, le complément du nom), il y a 2 manières de lexprimer :
Premièrement en utilisant o :
Je suis le fils de Bratakk Y syln moccu o Bratakk .
Ou, deuxièmement, en accolant le complément au nom ciblé par un :
Je suis le fils de Bratakk Y syln Bratakkmoccu. --> voir note 3.
IX- Quelques mots passe-partout :
Mais/or kyn
Avec kir.
Sans rik.
Ou kavh.
Et yk.
Donc oic.
Très trey.
Trop tray.
Avant drar.
Après drair.
Devant dyrin.
Derrière dyran.
Si nir.
Beaucoup zeyr.
Peu zer. --> voir note 4.
Jamais zer.
Toujours zeyr.
Qui quin.
Que queyn. --> voir ntoe 5.
FIN DU CHAPITRE 1
Notes :
1- Le y est considéré comme une diphtongue en tryker.
2- On peut coller plusieurs modaux à la suite et dans lordre souhaité pour donner un certain sens ou une certaine nuance volontaire à votre phrase. Par exemple Y teinhlairmur (Jaurai combattu pour toi) insiste sur le passé, donc le regret, alors que Y teinhmurlair (Jaurai combattu pour toi) insiste sur la condition ratée.
.
3- Vous remarquerez que beaucoup de noms trykers sont en mac, cest simplement la déformation de moccu et donc macFay signifie fils de Fay ou macDonaghan fils de donhagan. Cela exprime lappartenance à un clan dont le nom signalé fut le fondateur. On a simplement enlevé le o dans ces patronymes. Pareillement, les noms en o sont simplement des raccourcis de moccu o.
4- Ber et Beyr exprime la quantité. On peut les utiliser seuls Sei ber-syln (ils sont peu) ou avec des mots de deux façons différentes qui signifient la même chose : Ey syln beir o Trykeir (il y a beaucoup de trykers) ou Ey syln beirTrykeir (il y a beaucoup de Trykers).
5- Quin et queyn sont peu utilisé Les Trykers préférant souvent ne rien mettre. Ainsi on peut dire : Y gan shee girth quin syln ilk (je vais voir lami qui est malade) ou Y gan shee girth syln ylk.